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1En 30 ans, la consommation d’eau distribuée par le réseau est passée en moyenne de 160 l/hab/j à 130 l/hab/j en Île-de-France. Cette diminution a d’abord été le fait des industriels (arrêt de rejet d’eaux propres dans le milieu naturel), puis du développement et de l’adoption de nouvelles technologies en matière d’appareils ménagers et sanitaires. La récupération d’eau de pluie s’inscrit également dans ce contexte (voir l’article de Carré et Deroubaix dans ce numéro), et pose des problèmes spécifiques.

2Cette pratique suscite en effet un intérêt croissant en France. Longtemps cantonnée à des zones dépourvues d’alimentations collectives, voire sans ressources en eau (jardins ouvriers, îles sans source ou refuges de haute montagne), elle se manifeste de façon de plus en plus visible dans les zones urbanisées. Les ventes de cuves pour récupérer l’eau des toitures afin d’arroser les jardins connaissent un essor important, des fabricants proposent des systèmes permettant l’utilisation de l’eau récupérée pour l’alimentation des toilettes, voire du lave-linge dans les maisons individuelles. Les gestionnaires de bâtiments à usage collectif, les lotisseurs et les aménageurs s’intéressent de plus en plus à cette question. L’instauration récente d’un crédit d’impôt lui confère un début de reconnaissance institutionnelle et réglementaire.

3Portée par les particuliers et les acteurs du monde de la construction sans véritable concertation avec les gestionnaires des services urbains d’eau et d’assainissement, cette pratique oblige à s’interroger sur les impacts induits à court, moyen et long termes sur la gestion de l’eau en ville si elle venait à se généraliser. Le propos de cet article est d’apporter un premier éclairage en ce sens.

4Un premier temps sera consacré à qualifier la dynamique actuelle de cette pratique en France en analysant les différents facteurs qui stimulent ou encouragent son développement. Nous montrerons que cette dynamique repose aujourd’hui non pas sur une catégorie d’acteurs isolée mais sur un foisonnement d’initiatives variées, portées par une pluralité d’acteurs intervenant à différentes échelles et sur la base de motivations diverses.

5Dans un second temps, l’on cherchera à identifier et hiérarchiser les principaux impacts économiques de la diffusion de cette pratique sur la gestion des services d’eau et d’assainissement.

6En conclusion, plusieurs pistes de questionnement seront identifiées afin d’apprécier dans quelle mesure le mouvement que l’on constate aujourd’hui de diversification des ressources en eau domestique, auquel appartiennent les systèmes de récupération et d’utilisation des eaux pluviales, est de nature à induire à terme un véritable changement de modèle de la gestion urbaine de l’eau et la façon dont ce changement de modèle pourrait s’opérer selon les contextes d’urbanisation (« rupture » ou transition « douce »).

7L’utilisation de l’eau de pluie se développe en ville sous l’impulsion de plusieurs facteurs : une évolution réglementaire nationale, la diffusion de nouvelles approches en matière de construction et d’urbanisme, des actions incitatives portées par un certain nombre de collectivités locales et l’émergence et la formalisation d’un secteur d’activités dédié à cette pratique. Ces facteurs, d’importances relatives et variables, sont tous récents. Ils contribuent à dessiner un paysage sensiblement différent de celui qui a pu être dressé il y a à peine quatre ans (de Gouvello, 2004) et témoignent d’une attention de plus en plus grande portée à la protection de l’environnement qui tend à favoriser le développement de pratiques d’utilisation de ressources alternatives au réseau de distribution d’eau potable.

8Jusqu’en 2007, le développement de l’utilisation de l’eau de pluie a été freiné en raison de l’absence de cadre réglementaire propre à ce sujet. La réglementation concernant l’utilisation d’eau à l’intérieur des bâtiments (Code de la santé publique, Articles R. 1321-1 et suivants), bâtie autour des « eaux destinées à la consommation humaine » s’est attachée essentiellement aux eaux potables : la possibilité d’utiliser une eau autre que potable à l’intérieur d’un bâtiment donné n’y apparaît qu’en filigrane et a été sujette à interprétation [1][1]Ainsi, l’article Article R1321-1 définit les eaux destinées à…. Se référant à ce texte, et dans le souci de prévenir tout risque de pollution du réseau public par phénomène de retour d’eau, les autorités sanitaires ont considéré que l’utilisation d’une eau non potable à l’intérieur du bâtiment devait être soumise à autorisation préfectorale quel que soit l’usage visé.

9Face aux positions variables des différentes Directions Départementales des Affaires Sociales et Sanitaires (DDASS) et au nombre croissant d’opérations effectivement réalisées [2][2]Certaines DDASS ne se sont pas opposées à la réalisation de…, la Direction Générale de la Santé (DGS) a saisi le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) en 2004 pour définir une position nationale. Un groupe d’experts a été chargé d’étudier « les enjeux sanitaires liés à l’utilisation d’eau de pluie pour des usages domestiques » et, en septembre 2006, le CSHPF a émis un avis, rendu public par la DGS [3][3]Texte complet : http:// www. sante. gouv. fr/ htm/ dossiers/…. Cet avis affirme la prééminence du réseau public comme mode d’approvisionnement des bâtiments en ville et vise à limiter l’utilisation de l’eau de pluie aux usages extérieurs. Il recommande aussi d’exiger une autorisation préfectorale pour tout projet d’utilisation de l’eau récupérée à l’intérieur de bâtiments d’habitation et restreint les usages possibles à l’évacuation d’excrétas et au lavage des sols.

10Promulguée le 30 décembre 2006, la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) vient changer la donne. L’article 49 modifie le Code général des impôts (CGI) en étendant le crédit d’impôt destiné aux habitations principales prévu par l’article 200 quater dudit code aux « travaux de récupération et de traitement des eaux pluviales » réalisés entre le 1/1/07 et 31/12/09 [4][4]L’inclusion de cet article dans le texte de la LEMA fait suite…. L’article du CGI détaille le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt [5][5]Toutes cibles confondues, le montant du crédit d’impôt ne peut…Sans Manche Look H M Femme Doudoune doudoune (lesquelles se limitent aux seuls équipements et excluent la main-d’œuvre) et indique en outre qu’« un arrêté des ministres chargés de l’environnement et du logement fixe la liste de ces derniers [équipements] (…) et précise les conditions d’usage de l’eau de pluie dans l’habitat et les conditions d’installation, d’entretien et de surveillance de ces équipements ».

11La production de cet arrêté a suscité de nombreux débats entre ministères. Un premier arrêté, limité aux usages extérieurs, est publié en mai 2007. Conforme à la réglementation en vigueur et à l’avis du CSHPF de mars 2006, il a suscité des réclamations auprès du gouvernement d’un collectif de députés à l’origine de l’article 49 qui estimaient que l’esprit de cet article impliquait l’extension à certains usages intérieurs. Les administrations concernées (Direction de l’eau du MEEDDAT et DGS) ont donc été invitées à produire un arrêté incluant les usages intérieurs. Ce second arrêté est paru au Journal Officiel du 29 août 2008, établissant la définition d’un régime d’utilisation de l’eau de pluie à l’intérieur du bâtiment. De ce point de vue, il convient de souligner que la portée de cet arrêté sera, de facto, bien plus large que le seul champ d’application du crédit d’impôt.

Bigood Homme Duvet Blouson Manches Classique Doudoune Manteau Longue 6rcB6wqdAinsi, les maîtres d’ouvrage bénéficient désormais d’un cadre réglementaire clarifié, bien que restreint quant aux usages possibles [6][6]Les seuls usages autorisés par cet arrêté sont les toilettes,…, pour la réalisation de leurs projets, ce qui devrait en favoriser le développement. Jusqu’à présent en effet, un certain nombre de maîtres d’ouvrage ont renoncé à se lancer dans ce type de projet en raison du flou réglementaire et de l’incertitude générée par l’attitude fluctuante des DDASS.

13La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie concernent aujourd’hui surtout l’échelle du bâtiment. En érigeant explicitement cette technique comme une bonne pratique de gestion de l’eau, cible n°5 de son référentiel [7][7]La cible 5 « gestion de l’eau » est l’une des quatre cibles…, la démarche HQE® a eu, en la matière, un effet d’entraînement. Au-delà des opérations HQE, d’autres initiatives ont également contribué à cet essor (certification « Habitat et environnement », déclinaison des agendas 21 des collectivités locales sur leur patrimoine immobilier).

14En 2004, un travail de recensement – hors habitat individuel – a permis d’identifier près de 70 projets réalisés ou en cours de réalisation intégrant la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie (de Gouvello, Khouil, 2004) [8][8]Certains types de bâtiments sont plus particulièrement…, montrant que le recours à cette technique était d’ores et déjà sorti de la marginalité.

15Au cours des 5 dernières années, des projets commencent à voir le jour à une échelle plus large, celle des lotissements d’habitations et des éco-quartiers [9][9]Dans l’agglomération de Rennes, plusieurs lotissements ont été…Doudoune M H Femme Sans Manche Look doudoune . Dans le cadre de ces opérations, les dispositifs d’utilisation de l’eau de pluie demeurent le plus souvent attachés à chaque parcelle, mais une réflexion globale est menée sur la gestion de l’eau de pluie (voire également de la desserte en eau) pour l’ensemble de la zone considérée.

16Ainsi, peu à peu les milieux de la construction et de l’urbanisme intègrent cette technique dans leurs pratiques professionnelles. Les retours d’expérience demeurent toutefois encore nécessaires pour qu’émergent de véritables bonnes pratiques dans le domaine.

17La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie sont encouragées par certaines collectivités locales.

18Cet encouragement repose sur deux types de motivation : la réduction des consommations (parfois liée à la préservation des ressources), la maîtrise des ruissellements. Les actions mises en place sont également de deux types : des expérimentations et opérations pilotes, des mécanismes d’incitation via des subventions.

19Au sein de ces quatre catégories identifiées, les actions sont d’ampleur diverse.

20Concernant la réduction des consommations, plusieurs opérations pilotes ont porté sur des établissements scolaires. Le Conseil Général de l’Essonne, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, a financé une étude sur le collège Sonia Delaunay à Grigny, dans l’optique de sensibiliser les populations aux économies d’eau et d’analyser la faisabilité technique de la systématisation de cette technique à tous les nouveaux collèges. Les Régions Poitou-Charentes et Nord-Pas de Calais ont décidé d’analyser systématiquement cette faisabilité sur leurs nouveaux lycées. En matière de subventions accordées auprès des particuliers, des villes du Nord ont mis en place une aide proportionnelle au volume du stockage et plafonnée (à Lille, 100 €/m3 de stockage, jusqu’à 5 m3 et dans la limite du coût réel). La Région Poitou-Charentes a procédé, jusqu’au 31/12/2006 et sur présentation de facture, au remboursement (limité à 50 € maximum) de 30% du coût de 10 000 récupérateurs extérieurs installés chez des particuliers d’une capacité minimale de 1 m3. La Région Lorraine favorise également la pose d’équipements par l’attribution d’une aide financière, éventuellement cumulable avec le crédit d’impôt, mais a assujetti l’octroi de celle-ci à la réalisation des installations par des professionnels agréés Quali’Eau (cf. infra).

Motivations Réduction des consommations Préservation des ressources Maîtrise du ruissellement Actions Expérimentations, Opérations pilotes CG 91 [collège Sonia Delaunay, Grigny] Régions Nord-Pas-de-Calais, Poitou-Charentes CG 94 [Chevilly-Larue], CG92 [Rueil] Subventions Villes de Lille, Lomme … Régions Poitou-Charentes, Lorraine CG 94 [Champigny, Chevilly-Larue]

21L’objectif de maîtrise des ruissellements a été porté par des départements de la couronne parisienne. Des expérimentations ont été mises en place sur des zones circonscrites d’une dizaine de pavillons à Rueil (92) et à Chevilly-Larue (94) afin de regarder l’effet sur des pavillons régulièrement inondés en aval. Le Conseil Général du Val-de-Marne a étendu cette expérimentation à un dispositif de subvention des cuves auprès des particuliers à Chevilly-Larue et Champigny (200 pavillons environ sur chaque zone), en concertation avec les municipalités concernées.

22L’offre de produits et de services en matière de récupération et utilisation d’eau de pluie a littéralement explosé en France depuis 2005.

23Réalisé entre le 18 et le 22 juin 2007, un travail d’enquête sur Internet a permis d’identifier plus d’une quarantaine de sociétés « spécialisées » dans ce secteur et domiciliées en France [10][10]de Gouvello B., 2007, Inventaire commenté des principales….

Doudoune Manches Sans Doudoune Sans Spoutnic Bleue rwprFqTLa plupart de ces sociétés sont des petites structures impliquées dans la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie, soit de manière exclusive, soit embrassant un secteur d’activités plus large (économies d’eau, gestion de l’eau, eau et énergie…). Les prestations offertes incluent généralement un volet « conseil » (aide au dimensionnement et au choix de matériel) et un volet « vente de matériel », les mêmes produits étant vendus par plusieurs entreprises. La mise en œuvre, ainsi qu’une prestation de maintenance, sont parfois proposées. Enfin, les plus ambitieuses proposent des « concepts » ou « solutions intégrées » et visent un développement sur l’ensemble du territoire national via un système de franchises (réseaux Skywater ou Eaux de France).

25Face à cette profusion de sociétés, une structuration du secteur commence à s’opérer. Des fabricants de matériels ont constitué en 2007 un syndicat dédié, l’IFEP (Industriels Français de l’Eau de Pluie), sur le modèle et avec la plupart des membres de l’IFAA (Industriels Français de l’Assainissement Autonome). Fin 2007, la marque Quali’Pluie rassemblant plusieurs fabricants et installateurs autour d’une charte commune a été créée. La CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) a inclus dans le cursus du label Quali’Eau destiné aux plombiers une demi-journée sur le thème. Constitué fin 2004, le groupe de travail dédié de l’ASTEE réfléchit depuis 2006 sur la réalisation d’un guide. Début 2008, l’AFNOR a déjà décidé de lancer un groupe de travail sur le thème… Un mouvement semble bien lancé.

26L’utilisation de l’eau de pluie en France se diffuse donc progressivement en milieu urbain. De plus en plus d’acteurs agissant à différentes échelles (bâtiment, quartier, ville) la plébiscitent. Les obstacles réglementaires qui ont longtemps prévalu sont progressivement levés. Encouragé par de multiples initiatives portées par les collectivités locales et une évolution générale du milieu de la construction vers les sujets connotés « développement durable », un nouveau secteur d’activités émerge.

27Toutefois, deux facteurs sont susceptibles de rendre difficile une véritable montée en puissance. En premier lieu, le foisonnement actuel d’initiatives s’effectue avec assez peu de mise en cohérence entre les acteurs impliqués. Si la montée en puissance de représentations professionnelles et l’apparition prochaine de normes témoignent d’un début de convergence technique et professionnelle, il n’apparaît pas de logique aussi claire en matière de politique d’incitation. En second lieu, l’utilisation de l’eau de pluie suscite aujourd’hui des propos réservés de la part des « professionnels de l’eau » dans leur presse spécialisée [11][11]Cf. à ce sujet l’article paru dans le numéro 36 de AQUAE, La…. Rares sont en effet les responsables et gestionnaires de services d’eau et d’assainissement qui cautionnent cette pratique. La plupart d’entre eux voient dans sa diffusion un risque de déséquilibre pour les budgets des services qu’ils gèrent [12][12]Cela peut conduire à la coexistence de deux discours (voire de…, sans pourtant que soit produite d’évaluation précise en la matière.

28Dans ce contexte, s’intéresser aux impacts économiques et organisationnels des dispositifs de récupération et utilisation de l’eau de pluie sur l’économie des services d’eau et d’assainissement apparaît nécessaire.

29Une généralisation de la mise en œuvre de systèmes de récupération/utilisation de l’eau de pluie est susceptible de perturber le fonctionnement du cycle urbain de l’eau, et partant, le fonctionnement des services de distribution d’eau et d’assainissement (Deutsch, de Gouvello, 2005). Mais une estimation relativement précise des impacts qui pourraient se produire dans l’avenir pose aujourd’hui des problèmes tant d’incertitudes (principalement sur les données d’évolution de la diffusion de la technique) que de méthode (notamment en ce qui concerne l’approche la plus pertinente à privilégier : économique, environnementale, politique, voire combinée de type « développement durable »).

Blouson Pull Pluie Col Zezkt Outwear Doudoune Zippé Chaud Poche ptwtTzrxHqEn premier lieu, comme nous l’avons vu dans la partie précédente, l’importance du phénomène est difficile à caractériser. Cependant, l’équipement de tels systèmes devrait se limiter dans un premier temps aux zones pavillonnaires à la périphérie des agglomérations et aux urbanisations nouvelles. Selon les cas, si l’on considère un horizon de l’ordre de vingt ans, faible pour un contexte global de consommation en eau identique, la proportion de population desservie par un service AEP (alimentation en eau potable) équipée de systèmes de récupération devrait se situer entre moyen, faible et très faible.

31En second lieu, la quantification des impacts dépend de la possibilité de comparer, toutes choses égales par ailleurs, des situations avec des systèmes classiques d’alimentation en eau potable et des situations où des équipements de récupération/ utilisation d’eau de pluie sont utilisés. Outre le fait que nous manquons de recul par rapport à l’établissement de cette dernière situation, la comparaison va devoir tenir compte d’éléments dont la caractérisation et l’influence sont difficiles à estimer :

  • taux d’équipement en systèmes de récupération/utilisation d’eau de pluie
  • taux de couverture des différents usages par les eaux de pluie récupérées (Ghisi et al., 2006 ; Combes et al., 2000)
  • performances du réseau d’alimentation en eau potable
  • échelle de temps à laquelle se fait la comparaison (Fewkes, 2000)
  • Look doudoune Manche H Doudoune Sans M Femme type de consommation sur le territoire considéré : classement socio-économique des habitants, importance des activités commerciales, artisanales ou industrielles
  • dynamique du développement urbain
Dans la suite, nous présenterons donc surtout de manière qualitative les différents impacts que l’on peut analyser sur la gestion de la ressource ainsi que sur les services de gestion des réseaux d’AEP et d’assainissement, en essayant de montrer les possibilités de quantification qui pourraient être développées.

D'hiver Coton 2017 Homme Tendance Dans Vague Doudoune Veste Hiver Col Faux Noir De Stand Mode Parkas Nouvelle Cachemire Hommes Coupe agtqwaCDeux types d’impacts sur la gestion de la ressource peuvent être caractérisés : en amont au point de prélèvement et en aval au point de rejet. La mise en place de systèmes de récupération/utilisation des eaux de pluie va diminuer les prélèvements, que ce soit dans les eaux continentales ou dans les eaux souterraines. De manière qualitative, la pression sur le milieu naturel va diminuer en un point. Globalement, le bilan quantitatif sur le bassin versant reste le même, le prélèvement étant fait alors de manière diffuse au lieu d’être ponctuel.

33Les rejets d’eau de pluie sont généralement envoyés par ruissellement dans le milieu naturel soit par l’intermédiaire du système hydrographique soit par un réseau construit par l’homme.

34Lorsque des systèmes de récupération/utilisation sont installés, une partie des eaux se transforme en eaux usées pour satisfaire aux besoins des habitants. Si ces besoins ne se modifient pas, le volume traité et rejeté au niveau de la station d’épuration ne subit pas de variation. Par ailleurs, il n’y aura pas de rejets d’eau pluviale dus au ruissellement sur les toitures des habitations tant que les volumes maximums de stockage ne sont pas atteints. Dès que ceux-ci sont atteints, le rejet des eaux pluviales devient identique à ce qu’il était auparavant. Le moment où l’on passe d’un régime à un autre, pour un volume de stockage et une surface de toits donnés, dépend de l’intensité de la pluie et de l’état du stock au commencement de l’événement pluvieux.

Combinaison Pour Femme Dreams 1 Laeticia Pièce Short xvw5qForme Doudoune Charme Mmco Homme Élégante Moderne 2018 nHaRPxqvEn termes de qualité, la diminution des volumes et parfois des débits d’eau pluviale devrait aller dans le sens d’une diminution de la pollution rejetée. Outre que ce phénomène ne se produira pas quand le stockage n’est plus possible, son impact n’est pas significatif pour le moment, dans la mesure où, dans les zones peu denses, l’imperméabilisation due à la voirie est supérieure à celle due aux toitures [13][13]Dans une urbanisation de type pavillonnaire peu dense,….

36Ces impacts dépendent essentiellement des usages que les habitants vont attribuer à l’eau de pluie récupérée. D’un point de vue strictement réglementaire, ces usages sont aujourd’hui clairement définis pour l’extérieur de l’habitation (arrosage, nettoyage des sols et lavage voiture…), et, en ce qui concerne les usages intérieurs, le tout nouvel arrêté ne permet d’utiliser l’eau de pluie récupérée que pour les toilettes, le lavage des sols, et, « à titre expérimental », pour les lave-linge.

37La quantification des usages devrait être faite en fonction du mode d’occupation des sols (industries, habitat pavillonnaire, bureaux… ayant des pratiques et des niveaux de consommation différents) mais, à notre connaissance, ce type de données n’est pas encore disponible en France. Nous nous servirons donc dans la suite des évaluations moyennes données par le C.I.Eau en 2007.

38L’usage constaté le plus courant est l’arrosage du jardin, ce qui est la continuation d’une pratique ancienne. Rapportée à la consommation annuelle moyenne d’un ménage, cette utilisation peut représenter aux alentours de 6% de cette consommation. L’autre usage, qui commence à s’imposer en particulier dans le cadre de la procédure HQE, est l’alimentation des toilettes, soit environ 20% de la consommation annuelle. Enfin, si l’on fait l’hypothèse que l’Allemagne, où l’utilisation de dispositifs de récupération/utilisation des eaux de pluie est plus diffusée, annonce les évolutions à venir en France, l’usage qui pourrait se développer à l’avenir [14][14]Dans le cas d’une évolution de la réglementation actuelle qui…Ete 2014 Octobre Doudoune Barbour 2017 Solde Ventes Et Pour Offres E1pPtSwq est celui du lavage de linge (12% de la consommation totale annuelle). Dans l’hypothèse d’une substitution totale, les usages domestiques satisfaits à partir d’eau de pluie pourraient donc diminuer de 38% la consommation d’eau potable du réseau, voire 44% si l’on ajoute les besoins domestiques divers.

39Les rares exemples d’utilisation d’eau de pluie dans l’industrie montrent qu’ils peuvent concerner le processus industriel et les nécessités de nettoyage. Même si la rentabilité de certains de ces exemples est parfois avérée, on peut considérer, au moins à court terme, que la contribution des usages industriels au niveau d’une zone urbaine donnée demeure négligeable.

40Essayons alors d’estimer la diminution de la demande en eau à terme par rapport à la demande globale de l’ensemble des logements anciens et nouveaux. Les données de l’IFEN de 2005 indiquent que l’étalement urbain en France a progressé de 4,8% entre 1990 et 2000 (IFEN, 101, 2005). En extrapolant ce taux, on peut estimer, en première approche, à environ 10% l’augmentation moyenne de l’urbanisation dans les vingt années à venir. Tous les bâtiments construits ne s’équiperont pas avec des systèmes de récupération/utilisation des eaux de pluie. En revanche certains logements réhabilités s’équiperont avec ces systèmes. Or, le nombre de logements réhabilités est inférieur à celui des logements construits [15][15]En 2006, le nombre de logements réhabilités avec l’aide de…. Enfin, des installations peuvent également être mises en place dans les zones pavillonnaires existantes. Leur nombre est difficile à estimer, mais devrait rester modeste au moins dans un premier temps. De sorte que, globalement, en prenant le chiffre de 10%, on est plutôt alors dans une hypothèse haute vraisemblable.

41Parmi l’ensemble de ces bâtiments équipés, tous n’emploieront pas l’eau de pluie pour l’ensemble des usages indiqués ci-dessus. Pour une première approche, nous faisons l’hypothèse que ces usages seront couverts à 100% par l’eau de pluie, hypothèse très optimiste au regard de ce que nous montrent les retours d’expérience (de Gouvello, 2007). En effet, cette couverture va dépendre des volumes consommés dans le logement, de la surface de récupération, du volume de stockage et de la chronologie des événements pluvieux.

42Le développement des différents usages devrait se faire en fonction de la facilité de l’usage et de sa diffusion plus ou moins grande dépendant en partie de la réglementation mise en place. Dans ces conditions on peut faire les hypothèses suivantes. L’eau de pluie sera utilisée pour le jardinage dans 100% des cas, car c’est déjà un usage ancien et il est autorisé. La deuxième utilisation devrait être les toilettes, car même si la réglementation ne l’autorise que depuis peu, celle-ci est déjà expérimentée dans un certain nombre de bâtiments. Admettons que 50% des équipements le permettent. Enfin, l’usage « lavage » est pour le moment peu répandu. Un chiffre de 30% des équipements permettant cet usage semble un maximum. Ces hypothèses conduisent à estimer que 20% (arrosage : 6% ; toilettes : 10% [20%x0,5] ; lave-linge : 4% [12%x0,3]) de la consommation en eau sera couverte par l’eau de pluie dans les bâtiments neufs ou réhabilités dans les vingt années à venir. Autrement dit, par rapport à la demande totale, la diminution de la consommation peut être estimée à 2%.

Femme Pinksilver Doudoune Normale No 1 Cintrée Como 7nw7rxHq4D’autres hypothèses peuvent être évoquées. Si une incitation suffisante existe, il se pourrait que, à l’horizon de vingt ans que nous avons choisi, les techniques étant disponibles, l’ensemble des nouveaux logements utilise l’eau de pluie pour les toilettes. Avec la même approche que ci-dessus, la diminution de la consommation tournerait autour de 3%.

Le premier scénario d’usage WC seul nous montre bien que le taux de substitution par l’eau de pluie dans les WC est toujours supérieur à 80%, sur toute la France, pour une cuve dimensionnée sur environ 4 semaines de besoin (de Gouvello et al., 2005). Dans notre cas, celle-ci serait de 3 m 3 en considérant que l’alimentation des toilettes représente 20% d’une consommation de 137 l/j par personne (C.I.Eau, 2007). En prenant comme hypothèse que l’on arrive facilement à un taux de recouvrement de 100%, on atteint 2% (20% de 10%) de diminution de la consommation nationale par rapport au service offert pour l’ensemble des logements (urbanisation nouvelle et ancienne).
Le deuxième scénario ajoute l’usage pour le lavage de linge, soit 12% de la consommation, à celui pour les WC, le volume d’une cuve dimensionnée correctement est de 5 m 3, avec un taux de recouvrement maximum de 90%. La diminution de consommation est alors de 2,9% (0,9x0,1x32%). Ceci est calculé en considérant que 10% de la population est équipée de ce système (urbanisation et réhabilitation prises en compte).
L’impact que l’arrosage a sur le réseau dépend, pour sa part, complètement de la taille du jardin et de la saison. En effet, un grand jardin en été aura une demande en eau très importante qui ne sera pas satisfaite par la quantité d’eau récupérée dans la cuve. Il est donc impossible d’associer cet usage aux deux précédents mais plutôt de le voir en tant que complément lorsque la quantité d’eau dans la cuve est supérieure à la demande. Ce ne sera pas souvent le cas puisque la demande en arrosage coïncide avec une absence de pluie.
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Réalisation de l’encadré : Saskia de Longvilliers, Cereve

44Une autre approche – développée dans l’encadré page suivante – permet d’obtenir des résultats comparables.

45Ces valeurs sont à comparer aux pertes actuelles des réseaux d’AEP qui sont dans notre pays en moyenne compris entre 10 et 20% (BIPE/FP2E, 2008). Ces pertes devraient diminuer à l’avenir mais elles restent supérieures aux évaluations ci-dessus de diminution de consommation induites par la mise en place de systèmes de récupération/utilisation des eaux de pluie. Par ailleurs, ces services ont déjà eu à faire face ces dernières années à des diminutions importantes de la consommation en eau (20% en quarante ans en région parisienne). D’autre part, dans les proportions proposées ci-dessus, les coûts d’exploitation des stations de traitement devraient baisser, car ils sont largement proportionnels au volume d’eau traité. Globalement, cela montre que les gestionnaires peuvent absorber sans difficulté majeure des variations de quelques points dans la distribution et commercialisation d’eau potable.

Verto Polaires Doudoune Deep North Face The Prima amp; Femme Vestes fYqXx8FPeut-on imaginer un autre modèle technologique pour la conception d’un système d’alimentation en eau dans une zone entièrement nouvelle ? A priori, la réponse est non, sauf si des habitats complètement autonomes du point de vue de la consommation en eau étaient construits, ce qui peut encore être considéré comme relativement utopique. En effet, le réseau devrait de toutes manières être conçu pour satisfaire l’ensemble des besoins des habitants au cas où les stockages d’eau de pluie se retrouveraient vides. Toutefois, les distributeurs pourraient décider de changer d’approche et considérer qu’ils ont un intérêt à concevoir des systèmes mixtes, qui leur permettraient d’ajourner des investissements à court terme en stations de traitement pour la production d’eau potable. Des canalisations de moindre diamètre pourraient aussi être mises en place pour tenir compte des usages concernés par les équipements de récupération/utilisation des eaux de pluie, en utilisant une modélisation adéquate. Ce type de modélisation comparative a déjà été réalisé dans certaines régions des États-Unis (TWDB, 2004, 2005).

47Concernant le système d’assainissement, les impacts sont encore plus difficiles à apprécier, notamment en raison de leurs natures diverses. Le plus évident est a priori financier. Les eaux de pluie qui sont transformées en eaux usées, c’est-à-dire celles qui servent aux usages domestiques, sont transportées par le réseau d’assainissement et traitées en station d’épuration. Ce service est payé par l’intermédiaire de la facture d’eau, proportionnellement au volume consommé. Les eaux de pluie récupérées n’étant pas prises en compte, le service assainissement n’est pas rémunéré.

48Plusieurs solutions ont été proposées pour résoudre ce problème. La plus fréquemment évoquée est de demander au propriétaire du système de faire une déclaration des volumes consommés, assise ou non sur des mesures de volume d’eau de pluie récupérée utilisée.

49Cette mesure n’est sans doute pas facile, car il convient de comptabiliser ces eaux usées, ce qui techniquement est difficile. De plus, il est peu probable que tous soient disposés à faire une telle déclaration. L’exemple de la redevance « télévision » avant que ne soit institué un contrôle effectif n’est pas encourageant de ce point de vue. Or, dans notre cas, un contrôle organisé par les collectivités gestionnaires du réseau ne semble pas facile à envisager. Il poserait des problèmes techniques, réglementaires (permission de pénétrer chez l’habitant) et de moyens (création d’un service de contrôle), qui, bien que prévus par l’article 57 de la LEMA, sont difficiles à résoudre dans la pratique, ce dont témoignent les difficultés de mise en place des SPANC (Service public d’assainissement non collectif). Un contrôle indirect basé sur la demande d’un crédit d’impôt pour la mise en œuvre de systèmes de récupération/utilisation d’eau de pluie impliquerait que soit organisée la communication d’informations entre un service de l’État (impôts) et une multiplicité de services à caractère industriel et commercial, de statuts et d’étendues territoriales variables. De plus, un tel système ne permettrait pas de contrôler toutes les installations (un certain nombre se réalisant sans faire l’objet de crédit d’impôt).

50Finalement, la solution se trouve sans doute dans la mise en place d’un système de forfait spécifique (établi par chaque gestionnaire) pour ceux qui déclarent avoir un système de récupération des eaux de pluie, forfait qui s’ajouterait à leur redevance d’assainissement. Cette possibilité existe dans le cadre de l’article R2224-19-4 du Code Général des Collectivités Territoriales.

51Les autres types d’impact sont identiques à ceux que peuvent produire les techniques alternatives pour les eaux pluviales qui sont des techniques de stockage de ces eaux dans le tissu urbain. Selon que le réseau d’assainissement est séparatif ou unitaire, ces impacts seront différents.

52Dans le premier cas (réseau séparatif), rien ne devrait changer a priori. Les débits envoyés dans le réseau d’eaux usées restent identiques. Les débits envoyés dans le réseau d’eaux pluviales sont diminués pour certains événements pluvieux, mais le dimensionnement des canalisations doit rester le même qu’avec un système classique d’alimentation en eau potable, dans la mesure où l’évacuation des eaux pluviales doit continuer à être assurée dans la situation où les stockages seraient remplis au moment de la survenue de la pluie. Deux éléments vont aussi dans le sens d’un dimensionnement inchangé : en cas d’un événement décennal ou équivalent (critère de dimensionnement des canalisations d’eaux pluviales), les cuves de stockage seront rapidement remplies et ne feront donc plus tampon pour la production des débits ; dans les zones peu denses (lotissements), le ruissellement issu de la voirie va être supérieur à celui issu des toitures qui est celui généralement utilisé pour les systèmes de récupération.

53Dans le second cas (réseau unitaire), globalement il peut y avoir un effet de moindre entraînement des matières déposées dans le réseau, dû à ce que la vitesse d’auto-curage est plus rarement atteinte (effet tampon des cuves de récupération conduisant à un moindre débit dans le réseau). Cet impact est difficile à estimer, mais il pourrait n’être pas négligeable (cf. encadré page suivante).

Le Département de la Seine-Saint-Denis est une des collectivités territoriales qui suit depuis longtemps une politique de stockage des eaux pluviales, qui a connu deux grandes phases. Elle s’est d’abord traduite par la construction de bassins de retenue avec des volumes relativement importants. On est passé en volume cumulé de 772 800 m 3 en 1993 à 1 217 000 m 3 en 2000. Depuis, cette politique s’est ralentie, puisque le volume cumulé n’a atteint que 1 274 800 m 3 en 2003 et 1 306 000 m 3 en 2007.
Par la suite, cette politique a intégré une action de conseil à la mise en place de dispositifs de stockage des eaux pluviales dans le cadre de l’instruction des permis de construire. Celle-ci s’est traduite par des volumes préconisés de stockage de l’ordre de 30 000 m 3 en 2001 et en 2002, pour passer à des volumes de l’ordre de 60 000 m 3 annuels à partir de 2003 et jusqu’en 2007. Les volumes issus de cette seconde logique peuvent être considérés comme ayant une action identique sur le fonctionnement du réseau aval à des dispositifs de récupération/utilisation d’eau de pluie.
Or, on constate qu’entre 1997 et 2003, le tonnage de produits curés au km d’égouts a constamment diminué et est passé de 13,2T à 6,6T. Cette diminution est très directement corrélée à la politique volontariste de mise en place de grands bassins de stockage ( i.e. première phase). Cependant, à partir de 2004, c’est-à-dire au moment où les volumes de stockage construits à la parcelle commencent à devenir très importants ( i.e. deuxième phase), le tonnage des produits curés dans le réseau au km recommence à augmenter, passant de 7T à 9,2T en 2007.
Si on prend comme hypothèse que l’augmentation de dépôts est due principalement à l’augmentation des volumes de stockage des eaux pluviales, on constate qu’entre 2003 et 2007, l’augmentation annuelle de tonnage de produits curés est comprise entre 300 et 500 kg par km pour une augmentation de stockage annuelle d’environ 50 000 m 3. Ces chiffres sont à prendre par rapport à un cadre précis : 1000 km de réseau entretenu, un mode d’occupation des sols urbains, une surface de 236 km 2 avec une topographie contrastée, et une pluviométrie située en zone 1 au sens de l’instruction technique INT 77/284. Évidemment, l’étude devrait être approfondie autant que faire se peut pour montrer que la corrélation est bien réelle. En effet, bien d’autres paramètres peuvent intervenir dans ce phénomène, en particulier la séquence des événements pluvieux, ou la disponibilité des curages. Il reste que ces chiffres montrent une tendance affirmée.
Réalisation de l’encadré par les auteurs à partir de données fournies par la DEA de Seine-Saint-Denis

54Par ailleurs, il est probable que le nombre de déversements dans le milieu naturel par l’intermédiaire des déversoirs d’orage aura tendance à diminuer.

55La pratique de récupération et utilisation de l’eau de pluie en ville est appelée à se développer dans les prochaines années en France. Les impacts sur la gestion du cycle urbain de l’eau peuvent apparaître, en première approche, relativement modestes au regard d’autres tendances caractérisant l’évolution des systèmes sociotechniques d’eau et de l’assainissement, plus particulièrement la tendance forte de la baisse de la consommation, reconnue par les professionnels de l’eau [16][16]L’article paru dans le numéro de mars 2008 de la lettre de la….

56Quel que soit l’horizon envisagé, il apparaît inévitable que se mette en place, à l’instar du SPANC dans le domaine de l’assainissement non collectif, un SPEPP (Service Public des Eaux Pluviales à la Parcelle), pour assurer les missions de contrôle et d’entretien des techniques alternatives et des dispositifs de récupération et utilisation de l’eau de pluie installés au niveau des parcelles d’habitation. En effet, un service envers les usagers dotés de cuves contenant de l’eau de pluie (que ce soit pour utilisation, rétention, double fonction) constitue une piste opérationnelle sérieuse aussi bien pour la performance des dispositifs à domicile que pour la performance du système d’assainissement dans son ensemble, qui requiert une meilleure maintenance des techniques alternatives.

57Toutefois, à plus long terme, le développement de cette pratique contribue, en complément et au même titre que l’utilisation d’autres ressources déjà existantes – comme les puits et les forages parfois importants dans certaines régions (Montginoul, 2006) – ou à venir – comme le recyclage des eaux grises –, à une remise en question du volet « adduction d’eau » du modèle conventionnel de gestion du cycle de l’eau en milieu urbain, caractérisé par de grands systèmes techniques centralisés [17][17]Ce modèle est déjà bousculé sur le volet assainissement. En….

58Comment cette remise en question pourrait-elle se faire ? C’est une question qui dépend d’un certain nombre de paramètres, dont certains sont contrôlables et d’autres non. L’évolution de la perception des citoyens sur leur capacité à pouvoir engager des actions à leur niveau pour participer au développement durable de leur environnement, par exemple, peut difficilement être anticipée. Dans ce domaine, la rationalité économique n’aura pas beaucoup voix au chapitre. En revanche des idées comme « la récupération/utilisation des eaux de pluie valorise mon patrimoine immobilier » pourraient être prépondérantes. L’évolution de la réglementation, c’est-à-dire des interactions des politiques publiques concernées, ainsi que la plus ou moins grande adaptabilité des sociétés prestataires de service, pourraient également être des éléments clés.

59Enfin, de manière plus prospective encore, en termes de transition du modèle, deux stratégies se dessinent en fonction de la façon dont se gérera le patrimoine de réseaux existants à long terme. La première, que nous qualifierons de « purement économico financière », consiste à considérer que, les réseaux ayant été totalement amortis, il serait envisageable de remettre totalement à plat le choix technique et de construire un modèle différent de gestion du cycle urbain de l’eau. La seconde stratégie, qualifiable de « patrimoniale et environnementale », assume qu’il n’est pas envisageable d’abandonner des réseaux même amortis, ne serait-ce qu’en raison du coût environnemental généré par l’abandon d’un tel patrimoine. Dans cette seconde hypothèse, la transition de modèle conduira plutôt à un modèle hybride de coexistence durable de systèmes centralisés et décentralisés.

  • Saskia de Longvilliers, élève de l’Imperial College of London réalisant son projet de fin d’études au CEREVE sur la construction d’un outil d’évaluation de la performance d’une installation de récupération et utilisation de l’eau de pluie pour la réalisation du premier encadré.
  • La Direction de l’Eau et de l’Assainissement de Seine-Saint-Denis pour les données ayant permis la réalisation du second encadré.
  • La FP2E (Fédération professionnelle des entreprises de l’eau), qui nous a permis de travailler sur les analyses d’impacts des pratiques de récupération et utilisation de l’eau de pluie sur les services d’eau et d’assainissement.
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  • [1]
    Ainsi, l’article Article R1321-1 définit les eaux destinées à la consommation humaine comme « toutes les eaux qui, soit en l’état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d’aliments ou à d’autres usages domestiques ». Or, la notion d’usage domestique n’est pas précisée et doit être interprétée.
  • [2]
    Certaines DDASS ne se sont pas opposées à la réalisation de projets, choisissant d’accompagner leur avis de recommandations techniques, tandis que d’autres ont émis systématiquement des avis négatifs limitant le développement des projets dans leur département. Certains projets se sont concrétisés en dépit de l’avis négatif rendu par la DDASS, comme cela a été le cas de la mairie des Mureaux (de Gouvello, Noeuvéglise, 2007).
  • [3]
  • [4]
    L’inclusion de cet article dans le texte de la LEMA fait suite à plusieurs propositions de lois visant à encourager l’utilisation de l’eau de pluie. Toutes ces propositions revendiquaient la possibilité d’utiliser l’eau de pluie récupérée également à l’intérieur du bâtiment au moins pour les toilettes.
  • [5]
    Toutes cibles confondues, le montant du crédit d’impôt ne peut excéder, pour la période du 1 er janvier 2005 au 31 décembre 2009, la somme de 8000 euros pour une personne seule et de 16 000 euros pour un couple, somme majorée de 400 euros par personne à charge.
  • [6]
    Les seuls usages autorisés par cet arrêté sont les toilettes, le nettoyage des sols et, « à titre expérimental », les lave-linge. De plus, l’utilisation d’eau de pluie est interdite pour certaines catégories de bâtiments considérées comme sensibles (crèches, établissements de santé…).
  • [7]
    La cible 5 « gestion de l’eau » est l’une des quatre cibles dites d’« éco-gestion » (avec l’énergie, les déchets et l’entretien-maintenance). Elle se décompose en deux sous-cibles : la réduction de la consommation d’eau potable ; l’optimisation de la gestion des eaux pluviales. La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie permettent d’atteindre la première sous-cible et de contribuer (sous certaines conditions de dimensionnement et de conception [gestion du trop-plein]) à la seconde.
  • [8]
    Certains types de bâtiments sont plus particulièrement concernés (les collèges et les lycées ; les immeubles de logements et de bureaux…) et les usages visés sont principalement l’alimentation des toilettes, l’arrosage, le nettoyage des sols.
  • [9]
    M Doudoune doudoune Sans H Look Femme Manche Dans l’agglomération de Rennes, plusieurs lotissements ont été dotés de cuves, notamment à Chevaigné, (de Gouvello, Noeuvéglise, 2007). La ville de Lorient étudie également la mise en place de systèmes de récupération d’eau de pluie pour son éco-quartier « l’enclos du port ».
  • [10]
    de Gouvello B., 2007, Inventaire commenté des principales solutions intégrées de récupération et utilisation d’eau pluviale proposées sur le marché français. Paris : DGS/CSTB, juin.
  • [11]
    Cf. à ce sujet l’article paru dans le numéro 36 de AQUAE, La lettre de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau.
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    Cela peut conduire à la coexistence de deux discours (voire de modes d’action) opposés au sein d’une même collectivité territoriale ; l’un, porté par les fonctionnaires en charge du patrimoine de la collectivité et favorable à l’utilisation de l’eau de pluie dans une perspective d’économies d’eau ; l’autre, produit par les fonctionnaires en charge des services d’eau et d’assainissement et hostile à leur développement ( cf. texte de Carré et Deroubaix dans ce numéro).
  • [13]
    Dans une urbanisation de type pavillonnaire peu dense, l’imperméabilisation due aux voiries est environ une fois et demi égale à celle due aux toitures.
  • [14]
    Dans le cas d’une évolution de la réglementation actuelle qui ne l’autorise qu’à « titre expérimental », ce qui n’est pas très clair en pratique.
  • [15]
    En 2006, le nombre de logements réhabilités avec l’aide de l’ANAH s’est élevé à 133 000. Par ailleurs, il a été évoqué lors du « Grenelle de l’environnement » de rénover 100 000 logements sociaux/an. En comparaison, le nombre de logements construits en 2002 s’est élevé à environ 300 000 (discours du ministre Robien aux Assises de l’ANAH le 27 mars 2003). En 2007, ce dernier chiffre est estimé à 420 000.
  • [16]
    L’article paru dans le numéro de mars 2008 de la lettre de la FP2E est symptomatique de cette préoccupation. Titre : Les entreprises de l’eau engagent le débat. Chapeau : « la tendance des consommations d’eau depuis 1990 nécessite-t-elle de reconsidérer le modèle économique des services publics d’eau et d’assainissement ? »
  • [17]
    Ce modèle est déjà bousculé sur le volet assainissement. En matière de gestion des eaux usées d’une part, avec le développement de l’assainissement autonome en zone périurbaine. En matière de gestion des eaux pluviales d’autre part, les « techniques alternatives » ont progressivement pénétré les pratiques des professionnels pour être désormais spécifiquement promues et recommandées (CERTU, 2003).
  • AQUAE, 2008, « Faut-il considérer la récupération des eaux de pluie comme un moyen d’améliorer la performance des services d’eau en France ? », La lettre de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau, numéro 36, mai, p. 3.
  • BIPE/FP2E, 2008, Les services collectifs d’eau et d’assainissement en France : données économiques, sociales et environnementales, janvier, Paris : BIPE/FP2E
  • C.I.Eau (Centre d’Information sur l’Eau), 2007, 54 questions pour « tout » savoir sur l’eau, Paris : C.I.Eau.
  • CERTU, 2003, La ville et son assainissement : principes méthodes et outils pour une meilleure intégration dans le cycle de l’eau, CD-ROM.
  • Coombes P.J., Argue J.R., Kuczera G., 2000, Figtree Place : a case study in water sensitive urban development (WSUD), Urban Water, Volume 1, Number 4, pp. 335-343.
  • de Gouvello B., 2004, « La récupération de l’eau de pluie dans les bâtiments : les enjeux d’une pratique de décentralisation partielle de la gestion des services d’eau », Cybergeo, Séminaire de recherche du GDR Rés-Eau-Ville (CNRS 2524) « L’eau à la rencontre des territoires », Montpellier, France, 27-28 et 29 mai 2004, mis en ligne le 15 octobre 2004, modifié le 07 juin 2007,
  • URL : http:// www. cybergeo. eu/ index1413. html (consulté le 17 juillet 2007).
  • de Gouvello B., Noeuvéglise M., 2007, Récupération et Utilisation de l’eau de pluie dans les opérations de construction. Retours d’expériences et recommandations, Paris : ARENE IDF, téléchargeable sur le site de l’ARENE IDF : http:// www. areneidf. org/ medias/ publications/ Recuperation_et_utilisa. pdf
  • de Gouvello B., Berthineau B., Croum I., François Cl., 2005, « L’utilisation de l’eau de pluie dans le bâtiment. Les résultats d’opérations expérimentales en France ». Annales du Bâtiment et des Travaux Publics, juin, pp. 13-20.
  • de Gouvello B., Khouil Y., 2004, « La récupération de l’eau de pluie dans les bâtiments à usage collectif en France : état des lieux et retours d’expériences », In : APTEN – ESIP. Journées Informations Eaux, 16e édition, recueil de conférences, 29 septembre-1er Octobre 2004, Poitiers. 2004, Tome 2, pp. 94/1-94/9.
  • Deutsch J-C., de Gouvello B., 2005, Impacts de l’utilisation des eaux pluviales, Synthèse du projet de recherche réalisé dans le cadre de la convention SPDE (Syndicat Professionnel des Distributeurs d’Eau) – EDVE (École Doctorale Ville et Environnement)
  • Fewkes A., 2000, « Modelling the performance of rainwater collection systems : towards a generalised approach », Urban Water, Volume 1, Number 4, pp. 323-333
  • Ghisi E., Montibeller A., Schmidt R. W., 2006, « Potential for potable water savings by using rainwater : an analysis over 62 cities in southern Brazil », Building and Environment (41) : 204-210.
  • IFEN, 2005, Les changements d’occupation des sols de 1990 à 200 : plus d’artificiel, moins de prairies et de bocages, IFEN : les données de l’environnement n°101
  • M Doudoune H doudoune Look Manche Sans Femme Montginoul M., 2002, La consommation d’eau des ménages en Franc : État des lieux, Strasbourg : MEDD/ENGEES/CEMAGREF
  • Montginoul M., 2006, « Les eaux alternatives à l’eau du réseau d’eau potable pour les ménages : un état des lieux », Ingénieries n°45 pp. 49-62.
  • TWDB (Texas Water Development Board), 2005, The Texas Manual on Rainwater harvesting
  • TWDB, 2004, Report 362. Water conservation best management practices guide
Bernard de Gouvello
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Ingénieur de l’École Centrale de Lille et titulaire d’une thèse en Urbanisme de l’ENPC (École Nationale des Ponts et Chaussées). Après des travaux de recherche consacrés à la gestion de l’eau en Amérique Latine, il a intégré en 2001 le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) où il a mené des recherches sur la gestion durable de l’eau dans le bâtiment. Il anime à l’ASTEE (Association Scientifique et Technique pour l’Eau et l’Environnement) le groupe de travail « récupération et utilisation de l’eau de pluie ». Actuellement détaché au CEREVE (Centre d’Enseignement et de Recherche Eau Ville Environnement), il mène une recherche sur les impacts à l’échelle urbaine des pratiques de récupération d’eau de pluie au niveau du bâtiment.
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Jean-Claude Deutsch
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Chercheur émérite à l’École Nationale des Ponts et Chaussées. Sa carrière professionnelle a été menée entièrement dans le champ de l’hydrologie urbaine, d’abord sur le terrain et ensuite dans le cadre de la recherche principalement au CEREVE (Centre d’Enseignement et de Recherche Eau Ville Environnement). Il a été directeur du CEREVE puis fondateur et directeur de l’École Doctorale Ville et Environnement.
H Doudoune Look M doudoune Femme Sans Manche Mis en ligne sur Cairn.info le 30/10/2009
https://doi.org/10.3917/flux.076.0014
Pour citer cet article
de Gouvello Bernard, Deutsch Jean-Claude, « La récupération et l'utilisation de l'eau de pluie en ville : vers une modification de la gestion urbaine de l'eau ? », Flux, 2009/2 (n° 76-77), p. 14-25. DOI : 10.3917/flux.076.0014. URL : https://www.cairn.info/revue-flux1-2009-2.htm-page-14.htm
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